Sun01192020

Last updateFri, 13 Dec 2019 9pm

Back You are here: Home ACTUALITES NATIONALES EXCLUSIF : LE CANDIDAT BENGRINA ABDELKADER A OUEST INFO : "Ensemble, nous construirons la nouvelle Algérie"

Ouest-Info

EXCLUSIF : LE CANDIDAT BENGRINA ABDELKADER A OUEST INFO : "Ensemble, nous construirons la nouvelle Algérie"

Dans le cadre de la campagne électorale aux élections présidentielles, le quotidien Ouest Info a pris contact avec les cinq candidats en course. Une première dans les annales de la presse nationale en invitant les cinq postulants à l'investiture suprême à s'exprimer pour nos fidèles lecteurs et lectrices. Après avoir le bal avec le candidat Azeddine Mihoubi, suivi de Ali Benflis, aujourd'hui, nous avons l'honneur d'ouvrir nos colonnes dans un troisième entretien exclusif au candidat Abdelkader Bengrina dans un "questions-réponses" à bâtons rompus et dans une totale transparence. Rappelons que né le 1er janvier 1962 à Ouargla, est un homme politique algérien membre de la mouvance islamiste, ancien ministre du tourisme. Proche de Mahfoud Nahnah au sein du Mouvement de la société pour la paix (MSP), il est désigné membre du Conseil national de transition en 1994, il est ensuite nommé ministre du tourisme et de l'artisanat en 1997 lors de l'entrée du parti islamiste pour la première fois au gouvernement. Il est par la suite tête de liste du même parti à Alger lors des législatives de 2002. Entré en dissidence du MSP, il suit en 2009 Abdelmadjid Menasra pour fonder le Mouvement pour la Prédication et le Changement (MPC), pour lancer en 2013 avec d'autres dissidents Al Bina Al Watani, agrée un an plus tard. Nous remercions toutefois M. Abdelkader Bengrina d'avoir répondu favorablement à notre invitation. Écoutons-le : De notre bureau à Paris Y.Houmad Ouest Info : L'élection présidentielle approche à grands pas, le président Bensalah, président par intérim depuis le 9 avril 2019 après vingt ans de règne de Abdelaziz Bouteflika. Que souhaitez-vous à l’Algérie? Bengrina Abdelkader : L'Algérie mérite d’occuper sa position politique naturelle en tant qu'État pivot de la Méditerranée et de l'Afrique du Nord. Par conséquent, il doit y avoir des réformes réelles et profondes commençant par la Constitution et touchant l’arsenal des lois. Il faut un nouveau parlement fondé sur la légitimité du peuple et non pas la nomination de députés par l’achat des places sur les listes électorales comme nous l'avons vécu lors des dernières élections falsifiées par le gang. O.I : Selon vous, quel est le type de président capable d'incarner et de rassembler le pays ? B.A : Le prochain président doit être issu de la génération post indépendance et répondant aux aspirations du mouvement populaire, il doit adhérer au projet de novembre, qui a triomphé sur les agendas étrangers grâce à la cohésion du peuple avec l'armée O.I : Quatre prétendants connus dans cette course à la présidentielle : Ali Benflis, Abdelmadjid Tebboune, Azzedine Mihoubi et Abdelaziz Belaïd. D’après-vous, quelles devront-être les qualités du futur président de la république démocratique de l’Algérie ? b.a : Sa qualité est qu’Il est le cinquième candidat qui éliminera le retour du cinquième mandat et ses implications politiques et économiques et s’engage à réaliser les objectifs du mouvement populaire dans le cadre de réformes réelles. Il n’a ni fanatisme ni hostilité envers qui que ce soit, c’est un président engagé dans un programme et un contrat avec son peuple décidé à lutter contre la corruption et à permettre au peuple de contrôler toutes les institutions de l’État. O.I : Le pays traverse une énième crise politique depuis le 22 février 2019, à quoi est due cette fragilité en Algérie, cette dissension entre les partis politiques, cette querelle permanente entre les individus ? Comment expliquez-vous cela ? B.A : L’Algérie, avec le mouvement populaire, est entré dans un état révolutionnaire, qui a mis fin à une crise politique caractérisée par le contrôle d’un individu et de sa famille. C’est pourquoi il n’est pas correct de qualifier ce que nous vivons actuellement de crise, mais plutôt, nous sommes face à une nouvelle situation et de nouvelles élections pour mettre fin à la situation de fragilité et démanteler des mines laissées par le gang. Quant aux divergences politiques et partisanes, il s’agit là d’un phénomène naturel et un signe de pluralisme et de démocratie et je suis déterminé à développer le pluralisme et la concurrence transparente. O.I : Les perspectives économiques et sociales demeurent fragiles en Algérie, car fortement dépendantes du secteur des hydrocarbures , de la continuité des réformes amorcées et du climat politique. Quel sera votre plan pour stabiliser le pays et attirer les investisseurs ? B.A : Ma démarche consiste à instaurer la confiance entre l’investisseur et l’État, et développer une économie basée sur les énergies renouvelables et le capital humain, ainsi que l’élargissement et la diversification du partenariat et la création de divers centres économiques dans le pays en fonction de chaque région et de son potentiel économique.Si nous augmentons le pouvoir d'achat du citoyen, la machine économique va redémarrer et si nous mettons un terme à la corruption, cela augmentera la richesse des citoyens. O.I : L'heure est grave pour notre pays. L'enjeu est de préserver sa cohésion, d'organiser sa réconciliation. Seriez-vous à la hauteur ? B.A : Notre slogan est: "Ensemble, nous construirons la nouvelle Algérie", c’est pourquoi j’ouvrirai un dialogue national large et approfondi. Et je ferai des recommandations de ce dialogue une base de travail pour établir des ateliers d’une réforme qui répondra à toutes les questions du moment, et aboutira à un projet de plan d’actions que nous réaliserons les uns avec les autres. O.I : Le programme de Bengrina pour prévenir du chaos politique en Algérie ... B.A : La démocratie prévient le chaos et, par conséquent, j'encourage les mouvements populaires et les marches qui sont pour moi une forme d'opposition directe et je les écouterai avec un grand intérêt. Je ne pense pas qu'il y ai un chaos politique en Algérie, mais qu’elle vivait une répression politique et une tyrannie gouvernementale. O.I : Des membres de la communauté algérienne établis à l’étranger, soutenus par leurs pairs en Algérie, sont montés au créneau pour dénoncer « l’offense » et « l’injustice » qui leur est faite à travers l’article 51 de la Constitution algérienne. Ils dénoncent notamment une violation du principe d’égalité des citoyens devant la loi. Allez-vous procéder au retrait de cet amendement si vous êtes élu ? B.A : Je considère que la communauté fait partie de la sécurité nationale de l'Algérie et je vais les sortir des problèmes imaginaires qu’ils vivent, si Dieu le veut. J’ai honte pour l’Algérie quand je vois que le rapatriement de la dépouille d’un de nos ressortissants à l’étranger cause problème, alors que cela devrait être un droit garanti par l’Etat. O.I : Les relations avec la France semblent plus détendus depuis quelques mois. Entre Alger et Paris : un renouveau ? B.A : Oui, nous allons réévaluer nos intérêts nationaux et reclasser les priorités de la relation franco-algérienne. Je suis avant et après tout soucieux des intérêts de mon peuple. O.I : Si vous êtes élu, qui nommerez-vous comme Premier ministre ? B.A : Une telle annonce est prématurée, je bâtirai une base de gouvernance participative autour d’un programme basé sur une vision claire et enthousiaste, et ce n’est pas les compétences algériennes qui manquent. O.I : Pour l’heure, 5 femmes figurent dans le gouvernement de Bedoui. La parité sera t-elle respectée avec vous ? B.A : Nous nous sommes engagés sur un gouvernement composé de 50% de jeunes compétences aussi bien féminines que masculines. O.I : Pour finir, qu'elle citation vous décrit le mieux ? B.A : On dit en arabe : « le serviteur des gens est leur maître », ce qui équivaut à la citation française d’Anton Tchekhov qui dit : « Qui ne sait pas être serviteur ne pourrait être maître ». O.I :Monsieur Bengrina, on vous laisse le soin de conclure. B.A: Je fais confiance au peuple algérien qui a adhéré à l'A.N.P et je resterai fidèle à cet accord entre l'armée et le peuple et je permettrai à toutes les compétences de construire une nouvelle Algérie sous le contrôle populaire.

Sidi Bel Abbès

JA Teline IV

USMBA

JA Teline IV

Equipe Nationale

JA Teline IV

Culture

JA Teline IV

Ouest-Info

Avatar